Le baroque flamand

François Duquesnoy, Saint André, Saint-Pierre de Rome, Vatican, copyright : M.Lefftz
François Duquesnoy, Saint André, Saint-Pierre de Rome, Vatican, copyright : M.Lefftz

Le baroque flamand reste dominé par Rubens. L’influence du Caravage et de Michel-Ange est déjà manifeste dans ses œuvres de jeunesse. C’est à la période de maturité de son œuvre, composée de couleurs flamboyantes, de structures dynamiques et de formes féminines et sensuelles, que la peinture baroque flamande atteindra véritablement son apogée. Anthony Van Dyck, élève de Rubens, s’inscrit à sa suite comme rénovateur de l’art du portrait. 

 

• Les sculpteurs baroques flamands puisent leur inspiration dans l’art italien. François Duquesnoy (1594-1643) travaille avec le Bernin à Rome. 

 

• Le style « à l’italienne » est tout autant visible en architecture, comme dans l’ancienne église de Saint-Charles-Borromée (1615-1621) à Anvers.

 

Rubens, Descente de Croix, Cathédrale Anvers, copyright : KIK-IRPA, Bruxelles
Rubens, Descente de Croix, Cathédrale Anvers, copyright : KIK-IRPA, Bruxelles
Saint-Charles-Borromée, Anvers, extérieur et intérieur, copyright : M.Lefftz
Saint-Charles-Borromée, Anvers, extérieur et intérieur, copyright : M.Lefftz
Rubens, Crucifixion, Cathédrale d'Anvers, copyright : KIK-IRPA, Bruxelles
Rubens, Crucifixion, Cathédrale d'Anvers, copyright : KIK-IRPA, Bruxelles

Le baroque liégeois

Del Cour, Saint Jacques le Mineur, Eglise Saint-Jacques, Liège, copyright : M.Lefftz
Del Cour, Saint Jacques le Mineur, Eglise Saint-Jacques, Liège, copyright : M.Lefftz
Jean Del Cour

 • L’art lyrique du Bernin sera importé, à Liège par le sculpteur Jean Del Cour né à Hamoir en 1627 et décédé à Liège, en 1707.

 

• Del Cour a appris du Bernin non seulement le sens de la mise en scène du mouvement et de l’instantané, les drapés volants, le rendu tactile des matières, mais aussi l’art d’évoquer dans le marbre ou le bois le frémissement intérieur de la vie. 

 

• Son art illustre pleinement le modernisme de son époque. Élan mystique, passion, amour, sensualité, tous les thèmes chers à l'époque baroque. Il les a traduits avec force, dynamisme et noblesse.

Arnold Hontoire, Vierge à l'Enfant, copyright : M.Lefftz
Arnold Hontoire, Vierge à l'Enfant, copyright : M.Lefftz

 

Arnorld Hontoire (vers 1630-1709)


• Contrairement à ce que l’on a longtemps cru, Jean Del Cour n’a eu que peu de suiveurs .


• Il y avait à Liège, un second atelier d’importance, dirigé par Arnold Hontoire (vers 1630-1709) qui produisait aussi des œuvres pour l’ensemble de la principauté. 


• C’est dans cet atelier que furent formés la plupart des sculpteurs de qualité actifs à Liège à la fin du 17ème et au 18ème siècle.


• L’atelier d’Arnold Hontoire regroupait plusieurs collaborateurs et élèves qui œuvraient sous la direction du maître.

 

• Des relations suivies avec le peintre Fisen, plusieurs familles de maîtres maçons, tailleurs de pierre et maîtres de carrières ont pu être mis en évidence par l’étude d’archives.

 

Robert Verburg, Saint Denis, vers 1688-1692, copyright : M. Lefftz
Robert Verburg, Saint Denis, vers 1688-1692, copyright : M. Lefftz

 

Robert Verburg (vers 1654-1720)


• Est le plus ancien collaborateur d’Arnold Hontoire.


• Le style de l’artiste témoigne déjà des recherches esthétiques du 18ème siècle.


• Le sujet est saisi en pleine action. Le corps est long et souple, les épaules menues. La tête inclinée est posée sur un long cou. Le manteau légèrement soulevé par le vent glisse des épaules autour du buste. Le drapé mouvementé est animé d’une série de plis.


 

Cornelis Vander Veken, Ange gardien, Collégiale Notre-Dame de Huy, copyright : M.Lefftz
Cornelis Vander Veken, Ange gardien, Collégiale Notre-Dame de Huy, copyright : M.Lefftz

 

 Cornélis Vander Veken (1666-1740)


• Fut avant d’être un collaborateur de Hontoire, son élève.


• En quelques années, ce sculpteur malinois allait acquérir un style personnel témoignant de l’influence indirecte du Bernin sur la sculpture baroque liégeoise.


• C’est vers un art dynamique et spatial que s’orientent les recherches du sculpteur. Tout participe à la recherche du mouvement. Les étoffes des vêtements soulevés par des coups de vent sont d’une grande expressivité et d’un rythme très marqué.


• L’écriture personnelle de l’artiste se marque notamment dans les draperies fortement structurées par des plis disposés en zigzag ou dans les visages asymétriques qui renforcent l’impression de mobilité des diverses parties du corps.

 

 

Englebert Fisen, Golgotha, Eglise Saint-Barthélemy, Liège, copyright : KIK-IRPA, Bruxelles
Englebert Fisen, Golgotha, Eglise Saint-Barthélemy, Liège, copyright : KIK-IRPA, Bruxelles

Englebert Fisen (1655 -1733)

 

• Englebert Fisen est né à Liège en 1655, dans des conditions très modestes.


• Après ses études secondaires, il devient l'élève de Bertholet Flémal, célèbre peintre liégeois.


• Il part ensuite pour l'Italie en 1671, à Rome où il suit les enseignements de Carlo Maratti.


• Dès son retour, en 1679, il se montre très productif et son talent est apprécié de ses compatriotes et des étrangers de passage dans la principauté. 


• Ses premiers tableaux sont marqués du style de Bertholet Flémal.


• Au-delà de 1700, l'artiste va péricliter et verser dans la facilité et le stéréotype. Sans doute faut-il mettre ce déclin sur le compte du manque de concurrence.